RÉSIDENCES Été & Hiver 2016-17

Lara Kramer & Émilie Monnet

Lara Kramer & Émilie Monnet

Le Studio 303 offre six types de résidences pour les artistes émergents et en milieu de carrière. La plupart de nos résidences offrent espace, équipement, soutien artistique et administratif, présentations et contribution financière. Elles peuvent être adaptées en fonction des besoins spécifiques de l’artiste. Au-delà de la résidence, les artistes sont invités à participer à des événements de réseautage (SPARK Studio Series), événements commissionés (Métamorphose, REMIX) et autres activités de soutien (Salon Labs, etc.)

Nos artistes en résidence pour la saison 2017-18 sont Lara Kramer + Émilie Monnet, Ellen Furey, Hanna Satterlee, Thierry Huard, Jade + Chloé Barshee, Christopher Willes + Adam Kinner, Andréane Leclerc + Lili Bonin, Jacinte Armstrong, Kimberley De Jong, Naoto Hieda + Lisa Parra.

 

 

DESCRIPTIONS DE PROJET ET BIOS

LARA KRAMER & ÉMILIE MONNET (résidence de création, été 2017)

Installation performative sonore de Lara Kramer et Émilie Monnet. This Time Will Be Different dénonce le discours du gouvernement canadien sur les peuples autochtones et porte un regard critique sur « l’industrie nationale de la réconciliation ». D’une enquête à l’autre, de la Commission royale sur les peuples autochtones à la Commission de vérité et réconciliation, est-ce que quelque chose a réellement changé dans la relation entre le gouvernement canadien et les premiers habitants de ce territoire ? Créé en résidences au Studio 303, M.A.I. et Fonderie Darling.

Lara Kramer est directrice artistique et chorégraphe de Lara Kramer Danse, une compagnie basée à Montréal. Lara Kramer est Oji-Cree (Ojibwe et Cree) chorégraphe et performeuse, son oeuvre est intimement lié à la mémoire examinant souvent les problématiques politiques entourrant le Canada et les Premières Nations. Son travail a été présenté à Montréal, Ottawa, Peterborough, Rama, ON, Toronto, Regina, Edmonton, Banff,Vancouver et Melbourne, Australia ce qui lui a permi de se faire reconnaître comme une voix autochtone importante au Canada.

Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique artistique d’ Émilie Monnet s’articule autour des questions d’identité, de mémoire, d’histoire et de transformation. Ses spectacles puisent dans la symbolique des rêves et des mythologies – personnelles et collectives – pour raconter des histoires qui interrogent le monde d’aujourd’hui. En 2011, elle fonde ONISHKA dans le but de créer des spectacles nés de collaborations uniques entre artistes de différentes cultures et disciplines; puis en 2016, Scène contemporaine autochtone (SCA), une manifestation artistique et critique faisant place à la création autochtone en arts vivants. Une version réduite de SCA était présentée à Buenos Aires en mars 2017 et réunissait des artistes autochtones du Québec et de l’Argentine. De mère anishnaabe et de père français, Émilie vit à Montréal. Son engagement artistique s’inspire de nombreuses années d’activisme auprès d’organisations autochtones (Canada et Amérique Latine), et de sa participation à des projets artistiques avec des femmes judiciarisées et jeunes autochtones.

ELLEN FUREY & MALIK NASHAD SHARPE (résidence de création, été 2017)

NO NATIONALISM est une co-création d’Ellen Furey (Mtl) et de Malik Nashad Sharpe (UK/USA). L’impulsion de ce travail vient du désir d’esthétiser la pluralité dans la pratique. C’est un essai pour détailler à la fois les nuisances et les effets du néolibéralisme ainsi que pour adresser nos désirs pour des futurs multiculturels. NO NATIONALISM espère incarner des formes abstraites de réprimande et de critique dans une forme chorégraphique, saisissant le mince équilibre entre la contradiction et le contraste par des références tant manifestes que secrètes à la politique, au monde et à l’hégémonie prédominante.

Ellen Furey a été membre de la compagnie Dancemakers (TO) de 2012 à 2015 et a performé avec une grande diversité d’artistes comprenant Daniel Léveillé Danse, Dana Michel, Montréal Danse, Marten Spangberg, Fred Gravel, Nicolas Cantin, Benjamin Kamino, Amanda Acorn, Simon Portigal, Susanna Hood, Adam Kinner, Alicia Grant, Anouk Thériault, Winnie Ho, Sasha Kleinplatz et Andrew Tay, entre autres. Son travail solo, Performing Performance, a été présenté à New York, Montreal, Toronto et Halifax et sera présenté à l’automne 2017 à Hatch 13 au Harbourfront Center.

Malik Nashad Sharpe est artiste associé au Hackney Showroom (Londres) et au FIERCE Fwd Artist (Birmingham), où il a travaille présentement sur sa nouvelle création intitulée “$elfie$” sous son pseudonyme d’artiste solo, Marikiscrycrycry. Il travaille aussi sur le Project O (Jamila Johnson-Small) et avec le Dalston Ballet (House O’Dwyer). Malik gère et travaille dans un petit studio nommé ian’s RESEARCH BODEGA dans le Nord de Londres.

HANNA SATTERLEE (résidence de création, été 2017)

Voice + Vessel est une recherche et performance interdisciplinaire en cours de création imaginée par les chorégraphes et interprètes Hanna Satterlee et Delaney McDonough et l’écrivaine et musicienne Caitlin Scholl. Utilisant leurs nombreux médiums et points de vue en tant qu’artistes femmes, ce projet explore l’ombre et la lumière de la narration et de la vérité, de l’action et de la réaction, du silence et du son. Utilisant les filtres du corps, de la mémoire et de la fantaisie, ce travail dévoile comment nous nous exprimons visuellement/acoustiquement/physiquement de différentes façons et comment chacun.e d’entre nous porte de façon unique de l’information dans les vaisseaux de nos cerveaux et ceux de nos corps.

Hanna Satterlee (VT), Delaney McDonough (ME) and Caitlin Scholl (ME) se connaissaient indépendamment et n’ont que récemment commencé à travailler ensemble en tant que collectif. Hanna Satterlee est la fondatrice et la directrice du Vermont Dance Alliance, constitué récemment. Hanna enseigne, interprète et chorégraphie pour la scène et en in-situ, ainsi que pour des films. Delaney McDonough est interprète indépendante et créatrice en danse. Elle est la commissaire du programme pour adultes de Moving Target Portland au Studio 408 à Portland Sud et elle enseigne les arts au Collège Colby, son alma mater. Caitlin Scholl est écrivaine, éducatrice des arts, musicienne et co-fondatrice et directrice de The Space We Make. Présentement Caitlin travaille en collaboration sur une trilogie de livres de fiction fantastique pour jeunes adultes. Elle est l’auteure de deux livres et compose et interprète des partitions originales pour la danse.

THIERRY HUARD (résidence de création, été 2017)

WE CAN DISAPPEAR YOU est un projet de performance créé par Thierry Huard en collaboration avec les artistes Angie Cheng, Karina Iraola et Andrew Turner. Le projet est inspiré de l’oeuvre picturale de l’artiste américain, Leon Golub, qui présente l’humanité sous sa forme la plus sombre. WE CAN DISAPPEAR YOU met en lumière la violence humaine afin de mieux la comprendre. À partir d’un enchaînement méthodique d’actions, nous pourrons voir cette violence de plus près, l’immobiliser dans le temps et la disséquer afin de comprendre d’où provient cette facette de notre nature.

Diplômé de l’EDCM en 2008, Thierry Huard est un chorégraphe émergent montréalais qui a su se démarquer par sa vision artistique distincte. Depuis son entrée dans le monde professionnel, il s’est impliqué dans plusieurs évènements locaux et a présenté à maintes reprises son travail chez différents diffuseurs de la métropole. Son répertoire compte une douzaine de pièces, dont GENESIS, acclamée par le public et la critique. Au cours des années, son travail a été supporté par plusieurs institutions dont l’Action Culturelle du Cirque du Soleil, le CALQ, Circuit-Est, l’EDCM, le Studio 303, Tangente et l’Usine C. Thierry s’intéresse à la manière dont les vestiges de rituels anciens affectent les mœurs de notre société contemporaine. À partir d’un processus d’improvisation, il cherche à mettre en lumière une mémoire ancestrale enfouie au plus profond de l’être.

JADE ET CHLOÉ BARSHEE (résidence de création, été 2017)

Bâtardes c’est deux sœurs sur scène qui tentent de trouver la véritable nature de leur identité culturelle. D’origines mixtes : un père tibétain et une mère québécoise, nous remettons en question l’appartenance que nous avons envers les diverses parts de nos héritages culturels respectifs. Avec Bâtardes, nous désirons explorer le lien qui unit un individu à ses racines culturelles, puis à sa société pour comprendre ce qui constitue l’identité complexe de chacun.

Dès sa sortie de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM en 2014, Chloé Barshee se tourne rapidement vers l’univers de la création. Avec des collègues de classe, ils/elles fondent Grande Surface : un collectif d’artistes qui laisse libre court à son imagination et qui met en scène leurs désirs les plus fou. Ensemble, ils créent Et quand vient le silence… présenté au théâtre La Chapelle en 2015. Entre temps, elle participe à des courts métrages et autres laboratoires de création (Diaries – Festival HomeRun, Macbeth Pro de Jóan Tauveron.). En 2016, elle fonde Théâtre Everest avec ses deux sœurs. Elles obtiennent une bourse de création offert par le MAI et donnent naissance à Bâtardes leur première création avec Théâtre Everest présenté au Festival Fringe St-Ambroise 2016. Avec son collectif Grande Surface, ils sont sélectionnés comme artistes invités pour l’année 2016-2017 par La Serre – Arts vivants. Elle interprétera aussi le rôle de Adsila dans la production Molière, Shakespeare et moi sur les planches du Théâtre du Rideau-Vert à l’été 2017.

Jade Barshee est une comédienne autodidacte qui cumule les formations et les workshops en passant par Omnibus, Danielle Fichaud et le studio 303. Elle, ainsi que d’autres comparses, créent Les Bénédictines : des soirées de performances théâtrales à contraintes qui sont organisées à chaque mois sous une thématique différente. En 2016, elle se lance dans la création et fonde une compagnie avec ses deux sœurs : Théâtre Everest. Elles seront soutenues par le MAI dans le cadre du programme d’accompagnement pour la création de leur projet : Bâtardes qu’elles écrivent, jouent et mettent en scène. Une première version courte d’un spectacle qui sera présentée au Festival des arts de Sorel-Tracy, à la Sala Rossa pour le cabaret Tollé ainsi qu’au festival Fringe St-Ambroise, dans lequel elles seront nominées pour meilleur texte et meilleure production francophone. Présentement, elle complète une majeure en Études Théâtrales à l’UQAM.

CHRISTOPHER WILLES & ADAM KINNER (résidence de création, été 2017)

Christopher Willes et Adam Kinner sont en résidence au Studio 303 pour développer une nouvelle performance axée sur le son et basée sur projets passés, explorants la façon dont le son chorégraphie le public. Ils s’intéressent à la façon dont les sons convoquent une présence invisible, comment ils extirpent la mémoire de la matière et créent des fantômes dans des espaces autrement vides. Autrement dit, ils s’intéressent à la matérialité du son : comment il performe, qu’est-ce qu’il représente et qu’est-ce qui le rend visible. Pour ce projet ils travaillent avec un espace vide où ils cherchent à provoquer de nouvelles façons de voir en insistant sur l’écoute. Dans des lieux où les corps sont donnés à voir, à quoi une chorégraphie de l’écoute pourrait-elle ressembler?

Christopher Willes est artiste, compositeur et dramaturge basé à Toronto. Sa pratique s’étend à une grande diversité d’activités incluant la création de performances, musique, expositions et l’écriture sur l’art contemporain. Son travail a été présenté à travers le Canada, les États-Unis et au Japon incluant des présentations à l’Art Gallery of Ontario, 8-11 Gallery, the Music Gallery, Intersite Visual Arts Festival et Sound Live Tokyo. Il collabore régulièrement avec des artistes en danse et en théâtre comme compositeur sonore et dramaturge incluant des projets récents avec Dancemakers, Public Recordings, Ame Henderson, Simon Portigal, Ellen Furey, et Adam Kinner. En 2016, il a reçu une motion de la Chalmers Arts Fellowship et de Catherine Boettcher Fellow à la MacDowell Colony (NH USA). Il a étudié la musique à l’Université de Toronto et a reçu un diplôme de maîtrise des arts au Bard College (NY, USA).

Adam Kinner est un artiste interdisciplinaire vivant à Montréal, Québec. Son travail va de la musique à la performance et à la chorégraphie en passant par la documentation. Il compose le corps performatif en y intégrant ses inquiétudes, affects, propos, histoires et objets du vécu présent. Il a présenté ses oeuvres dans des galeries, des salles de concert et sur des scènes de festivals pour la danse et la performance à Montréal à Tangente, au OFFTA, au Studio 303, à l’Usine C, au Musée McCord, à la SBC Gallery, à la Leonard & Bina Ellen Gallery et à la Gallerie de l’UQAM ainsi que dans d’autres villes comme Toronto, Washington DC, Chicago, New York, Marseille et Edinburgh. En plus de sa pratique solo il collabore présentement avec Noémie Solomon (USA), Public Recordings (Toronto), Jacob Wren (Montréal) et Christopher Willes (Toronto/ Montréal).

JACINTE ARMSTRONG | SINS (résidence de création, été 2017)

What we don’t usually say est une opportunité pour l’artiste en danse de Nouvelle Écosse Jacinte Armstrong de travailler en studio avec les artistes montréalaises Elise Vanderborght, Kelly Keenan et Marie-Claire Forté. La parole (en français, en anglais et en acadien) et le travail corporel sera utilisé comme des points d’entrée et de sortie du/au corps. What we don’t usually say invitera des énergies douces et explosives tandis que nous expérimentons à la fois la guérison et le conflit, l’appui et le débat. What we don’t usually say est une occasion d’être curieux.se au sujet des dynamiques de groupe, des lieux sécurisant et éprouvant et analysant les différentes modes d’imagerie pour la création/chorégraphie et pour leur potentiel personnel.

Jacinte Armstrong est une artiste en danse basée à Halifax (NB) qui a travaillé avec de nombreux collaborateurs locaux et de par le Canada. Elle se forme premièrement au à Halifax Dance puis étudie à Miami (FL) à Dalhousie University et au New World School of the Arts. Jacinte est la directrice artistique de Kinetic Studio et de SiNS (Sometimes in Nova Scotia), danse et performe régulièrement avec Mocean Dance de façon indépendante et pour ses propres oeuvres. Ses chorégraphies varient entre intime et imagé à des collaboration grande échelle avec des architectes, artistes visuels, producteur.rices radio, réalisateur.rices et musicien.nes. Elle a travaillé avec de nombreux chorégraphes incluant Cory Bowles, Sara Coffin, Susanne Chui, Veronique MacKenzie, Lisa Phinney Langley, Tedd Robinson, Serge Bennathan, Danièle Desnoyers, Denise Fujiwara, Sarah Chase et d’autres. Depuis 2015, elle participe au projet 8 DAYS, un rassemblement annuel de chorégraphes canadien.nes.

CIRQUE OFF (résidence de création, été 2017)

Manifeste : biodiversité et écologie du cirque à Montréal
CIRQUE OFF est un projet d’ Andréane Leclerc, Lili Bonin, Angélique Willkie, Dana Dugan et d’autres artistes de cirque. Cirque OFF se veut rassembleur et défend un environnement où l’expression franche et l’échange d’idées ouvrent la forme du cirque et favorisent une voix engagée.

Ce manifeste vivant pour la biodiversité et l’écologie d’un cirque post-acrobatique, queer, féministe, politique, alternatif, non commercial, axé sur l’expérience, l’ouverture, la sensibilité, la démarche artistique et humaine, embrasse la prise de risque artistique et la prise de parole. Dans le but de faire émerger et puis cibler les enjeux principaux de la situation du cirque Montréalais, deux techniques de discussions démocratiques sont utilisées : Long « Potluck » Table et Open Space Conference les 7, 8 et 9 juillet 2017.

Ce n’est pas un lieu édulcoré ou artificiel mais un lieu pour l’expression d’une solidarité attentive et sensible.

KIMBERLEY DE JONG (résidence de création, hiver 2017)

Boxher est la première collaboration entre l’artiste sonore et compositeur Jason Sharp et la danseuse/performeuse Kimberley de Jong. Cet échange est né de l’idée d’un besoin d’espace et de notre adaptation au nouvel espace. Avec des climats changeants, nous voyons des animaux du nord s’adapter aux espaces humains autrefois inconnus pour ceux-ci. Cette idée a générer chez Jason l’utilisation d’un electrocardiogram, connecté au coeur de Kimberley et rendu audible par un synthétiseur modulateur. Nous utiliserons notre résidence d’hiver au Studio 303 pour voir comment nous pouvons créer une progression dramaturgique entre le son, le corps et l’espace.

Kimberley de Jong débute sa carrière aux Pays-Bas en travaillant pour le chorégraphe israélien Itzik Galili.Elle adopte ensuite Montréal comme ville d’accueil et travaille d’abord avec Marie Chouinard comme interprète puis comme directrice de répétitions pour 10 ans. Elle travaille désormais de façon autonome pour Frédérick Gravel (Ususally Beauty Fails and Some Hope for the Bastards), Sylvain Emard (Fragments), David Presseault (Journal d’éros), Dana Gingras (Monumental), Martin Messier (Corps Mort) et bientôt Alan Lake (Le cri des méduses). Kimberley a créé sa première pièce complète CYCLe2 avec comme interprètes Brianna Lombardo et Nathan Yaffe en 2013. Elle a collaboré une seconde fois avec Brianna sur leur création Unravelling qui sera présentée à La Chapelle en 2018-2019. Boxher est sa première création en solo avec l’artiste sonore Jason Sharp. La première de Boxher aura lieu dans l’édifice du Wilder à Tangente en mars 2018.

NAOTO HIEDA & LISA PARRA (résidence de création, hiver 2017)

EEG Experiments + Generative Pathways. Comment un algorithme peut-il perturber le corps? Ou, comment un cerveau peut-il intervenir dans un algorithme? Ce projet se concentre sur le cerveau, le corps, la géométrie et les algorithmes à partir de ses différents aspects et questions. Les expériences d’Electroencephalogram (EEG) sont la rencontres d’une paire ou d’un groupe de personnes (danseur.euse et non danseur.euse) facilitée par des neuro-signaux. Le cerveau d’un individu est monitoré par l’EEG, ou des vagues du cerveau, et une autre personne peut voir et entendre les vagues du cerveau et réagir à celles-ci basée sur une chorégraphie ou de l’improvisation. De plus, Generative Pathways sont des réflexions chorégraphiques assistées par ordinateur ou par un algorithme, fournit des chemins déterminés par des règles déterminées comme des points des lignes et des plans basés sur des univers à une et deux dimensions. Nous interprétons ces chemins autorisant nos corps à plonger dans la géométrie. Ici, nous souhaitons créer une performance/installation ou le processus de recherche sera documenté comme partie intégrante de la pièce.

Naoto Hieda est un artiste multidisciplinaire du Japon basé à Montréal, Canada. Il obtient un baccalauréat en génie du Tokyo of Institute of Technology en 2012 et une maîtrise en génie de l’université McGill en 2015. Son travail se concentre sur des médias tangibles et l’interaction honnête de ce qu’il a pu présenter et interpréter à l’international à Miraikan (Japon), au Works/San Jose (US) et au Centre Canadien d’Architecture (Canada). Au delà de l’ingénierie, sa pratique artistique varie des neurosciences comme assistant chercheur au International Laboratory for Brain, Music and Sound Research (Canada) à la danse, il a d’ailleurs reçu une bourse de danceWeb (Autriche) en 2016. Il détient présentement la bourse d’études de la Pola Art Foundation Fellowship (Japon) comme chercheur invité au Topological Media Lab à l’Université Concordia (Canada).

Lisa Parra est une chorégraphe et interprète basée à New York. Son travail a été présenté au Movement Research Judson series, LUMEN Festival, Triskelion Arts Center, Dixon Place, Queens Museum et au Glasshouse Project. À l’international elle a présenté son travail au Portugal en Espagne et au Mexique. Lisa est présentement artiste en résidence à Movement Research et a reçu le soutien de l’Experimental Media and Performing Arts Center à Troy, New York, au Centro de Artes Performaticas do Algarve au Portugal, au Media-Lab Prado, au Teatro del Canal à Madrid et au Bilbao Eszena à Bilbao, Espagne. Son installation vidéo Body/Traces a été projeté dans des festivals de média à New York, Los Angeles, Tokyo ainsi qu’en Belgique, en Italie, en Espagne et en France. Enfin, Lisa a été interprète pour le travail de Claire Porter, Karen Bernard et Pascal Rambert.

STÉPHANIE LAFORCE (Col[labo]rations | Festival Phénoména & Workspacebrussels)

Stéphanie Laforce souhaite créer une machine sonore poétique pour ses compositions électroacoustiques afin de développer un univers unique pour une installation multimédia interactive. Son travail questionne la place des humains dans un monde mécanisé en réclamant espace et matière.

Stéphanie Laforce est une artiste électroacoustique et multimédias ainsi qu’une professeure d’art. En 2003 elle obtient avec mention un diplôme en Arts Visuels, installation et performance de l’École de Recherches Graphiques (Islap-St-Luc). Elle étudie la composition électroacoustique pendant 8 ans au studio “Akousma” à l’Académie de Musique Soignies. Comme musicothérapeuthe elle a développé une série d’ateliers pour des personnes avec des handicaps mentaux. Elle crée présentement des ateliers mobiles autour des nouveaux médias pour les enfants et les jeunes. Son travail a été présenté en Europe, incluant le Beatabet collective (UK), Artzoyd Studio (FR), Akadêmia (FR), Transport Culturel Fluvial (FR) et dans le cadre des Pépinières Européennes Jeunes.

GOSIE VERVLOESSEM & FRANCES ADAIR MCKENZIE (Col[labo]rations | Festival Phénoména & Workspacebrussels)

Gosie Vervloessem a étudié les sciences sociales (maîtrise en pédagogie Sociale à KuLeuven) et a obtenu un diplôme de maîtrise en film Expérimental (Saint Lucas, Bruxelles). Elle est présentement étudiante en Géologie et Chimie à l’université MIT en ligne. Son travail a été présenté à Recyclart (Bruxelles), Vooruit (Ghent), Beursschouwburg (Bruxelles), Stuk, (Leuven) De Brakke Grond (Amsterdam), Belluardfestival (Fribourg), PPPBern en Dock 11 (Berlin). En 2010, Gosie Vervloessem a commencé a travailler sous le nom de Domestic Science Club et a tourné seule ou avec d’autres pour assembler des conférences, performances, ateliers, recettes et des installations. Elle explore régulièrement les lois de la physiques à des buts domestiques ce qui devient ensuite la recette de base de toutes ses présentations. “Tout semble si logique, mais quelle est la logique derrière les choses?” Gosie Vervloessem observe et se questionne sur les phénomènes naturels pour lui permettre de comprendre leurs fonctions sous-jacentes et finir par les reconstruire à une échelle miniature.

Frances Adair Mckenzie vit et travaille à Montréal. Elle obtient un diplôme en Nouveaux Médias de la British Colombia Institute of Technology et un baccalauréat aux Beaux Arts de l’université Concordia. Elle collabore avec l’Office National du Film pour des animations et son travail a été présenté au Musée d’art Contemporain de Montréal et dans la Satosphère de la Société des Arts Technologiques. Frances Adair Mckenzie est une artiste multimédias qui combine genres et technologies comme un moyen d‘invoquer la construction de monde fantastiques internes et externes. Son travail en motion-design, animation et installation immersive évoque un vacarme d’effets concentrés mélangés à des références culturelles populaires comme élitistes et aux technologies. Avec un oeil simultanément posé sur l’histoire de l’art et la culture Pop, elle élargit son travail aux traditions du féminisme et de la culture digitale seulement pour ancrer le spectacle comme un espace D.I.Y (do it youself) propice à la subversion et aux outils d’empowerment.


PRÉCISIONS SUR CHAQUE RÉSIDENCE

Les résidences d’été sont destinées à la recherche et sont offertes chaque année en juillet et août. Nous privilégions le travail collaboratif, interdisciplinaire et/ou expérimental. Nous aimons voir des artistes qui n’ont pas peur de l’échec ou qui le font avec brio. Ces résidences peuvent être intensives (jusqu’à 100 heures) ou plus courtes (40 heures) en fonction des besoins de l’artiste et de son projet. Les artistes en résidences d’été bénéficient d’un accès au studio, de mentorat artistique et de soutien organisationnel (promotion, communication avec les diffuseurs), technique et financier.

Les résidences d’hiver offrent à deux artistes/groupes un accès illimité au studio et à son équipement pour une semaine chacune. Ces résidences sont idéales pour peaufiner et travailler les détails techniques d’un projet développé.

Échange avec le Vermont Performance Lab
Le Studio 303 organise un programme d’échange en résidence en collaboration avec Vermont Performance Lab, basé à Guilford, afin d’envoyer chaque année deux artistes poursuivre leur recherche à l’étranger et échanger avec la communauté sur place. Il n’y a pas de processus d’application. Les artistes sont choisis parmi nos artistes en résidence en fonction de leurs disponibilités, du financement disponible et des intérêts de nos partenaires. Nous tentons également de choisir les artistes qui bénéficieraient le plus de cette expérience. En échange, le Studio 303 accueille deux artistes américains pour des résidences personnalisées.

Échange international : Col[labo]rations
Le Studio 303 collabore avec Workspacebrussels et le Festival Phénoména pour produire Col[labo]rations, un projet qui unit des artistes ayant des pratiques de performance immersives et complémentaires, commissarié par Quentin Palmaerts avec la collaboration des directrices artistiques des organisations partenaires. À la suite d’une résidence de trois semaines à Workspacebrussels et à la participation en mars 2017 au Working Title Festival, les artistes poursuivent leur recherche pendant une résidence performative en octobre 2017 faisant partie du Festival Phénoména.

REMIX CanDanse : échanges en création
Pour cette quatrième édition, le Studio 303 poursuit le questionnement de la réinterprétation, le remixage et l’appropriation en danse, tout un élargissant le concept avec un échange inter-province. REMIX CanDanse : échanges en création est une co-présentation du Réseau CanDanse, du Studio 303 (Québec) de Mile Zero Dance (Alberta) et du Neighbourhood Dance Works (Terre-Neuve-et-Labrador) et est soutenu par la section Danse du Conseil des Arts du Canada et Patrimoine canadien. La résidence montréalaise est offerte en partenariat avec José Navas/Compagnie Flak et offre un total 40 heures de studio.

Commissaire-en-résidence
Avec pour intention de soutenir un-e commissaire émergent-e en art de la scène, le Studio 303 offre une résidence incluant mentorat ainsi que du soutien technique et communication. En 2017-2018, le.s artiste.s du programme de commissaire-en-résidence sont encore à annoncer…!