Résidence

Michael Toppings – Rehearsals for dying in colour

14 déc. 2026 ⇾ 03 janv. 2027 (lundi – dimanche)

Résidence régulière

Biographie

Michael Toppings est un artiste du texte, un passionné de lecture, un étymologiste autoproclamé et un humaniste qui transforme l’écriture en performance. Au cours des dernières décennies, sa pratique a englobé des lectures, des performances, des œuvres théâtrales et des installations in situ présentées dans des galeries, des théâtres et des espaces non conventionnels — chacune conçue pour ébranler les systèmes de sens familiers et nous inciter à repenser la manière dont nous donnons un sens au monde. Son travail se caractérise par une esthétique distincte, ancrée dans une philosophie DIY raffinée qui jette un pont entre le banal et le sublime tout en explorant ce qui nous relie en tant qu’êtres humains, conduisant peut-être à un engagement durable avec et entre les artistes et le public.
Les projets commencent souvent par un mot unique, dépouillé de tout sens, qui sert de point de départ. Ce processus repose sur la conviction que « toute définition implique une exclusion ; en déterminant ce qu’est une chose, nous définissons également ce qu’elle n’est pas ».
Parmi ses projets notables, on peut citer Male Herd, The House Project, Single Dwelling Monologues et A Diary of a Neighborhood.

Détails du projet

Rehearsals for Dying in Colour est un projet interdisciplinaire ancré dans le deuil, dont l’éloge funèbre constitue la principale forme d’expression, et qui s’étend aux arts littéraires, visuels et scéniques. Il se compose de quatre parties distinctes mais étroitement liées (un recueil d’éloges funèbres rédigés par l’auteur, une adaptation scénique qui sera présentée à La Chapelle, une lecture du manuscrit original dans un véritable salon funéraire, et un ouvrage auto-publié) ; chaque volet s’appuie sur le deuil, l’absence et la perte (ainsi que le déséquilibre qui les accompagne). Il s’agit également de créer un espace pour dire l’indicible, pour mettre en lumière l’invisible. Au cœur de ce projet se trouve la catharsis. Il n’y a pas de moyen indolore de se retrouver soi-même après avoir été brisé par un deuil. Il n’y a que l’attente (William Borzt).