CABARET TOLLÉ

Samedi 8 décembre 2018, 20h @ la Sala Rossa (4848 St-Laurent)

10 à 20$ (selon vos moyens, comptant à la porte)
20 h – Portes et soupe populaire (inclus dans le prix)
21 h – Performances
22 h 30 – DJ

Pour une 6e édition, le Cabaret Tollé revient en force et présente une soirée non conventionnelle le 8 décembre à La Sala Rossa. Née pendant le règne d’Harper et en réponse au climat d’austérité au Québec, Canada et ailleurs, le Cabaret Tollé est devenu une place de joyeux défoulements pour la communauté du Studio 303.

Cette année, notre soirée d’indignation artistique traitera des effets du « virage numérique » sur la pratique et la vie des artistes.

Au cours de la dernière année, les gouvernements municipal, provincial et fédéral ont introduit de nouvelles politiques culturelles et d’importants financements pour les projets numériques en arts. Pourtant, tandis que la Politique culturelle du Québec de 600M$ pour 2018-2023 octroie 168M$ envers le « futur numérique » des arts, seulement 5M$ sont attribués pour répondre au statut économique précaire des artistes québécois-es.

Avec cette tendance, la forme (numérique) est-elle davantage valorisée que le contenu artistique? L’écart de revenu entre artistes haute-technologie et basse-technologie sera-t-il amplifié? Comment les artistes naviguent à travers ces nouvelles politiques? Au sein du Cabaret Tollé, les artistes se réunissent pour se défouler joyeusement à travers plusieurs courtes performances en réponse au paradigme numérique-culturel actuel.

La soirée sera animée par l’artiste transdisciplinaire Alexis « I.A. » O’Hara, sous la forme d’une d’Assistante Androïde : une Siri Cynique, une Alexa Enragée et aussi une Bitchy Bixby, pour n’en nommer que quelques-unes !

Au menu pour la soirée, Jacqueline van de Geer, artiste de performance et comédienne, fera un standup interactif et performatif révélant les stratégies de tricherie des artistes. L’artiste multidisciplinaire Kofi Oduro présentera The Brain Wanders  »Where is my Destination? », une pièce qui adopte une approche transmédiatique interactive utilisant du live coding afin de créer un dialogue avec le public mettant en lumière les rouages technologiques sous-jacents à la santé humaine, à la créativité et à la performance. Audrée Juteau performera, en duo avec Natalie-Zoey Gauld, La Mystique informatique, une pièce qui utilise le champignon comme métaphore et propose la danse comme force résistante capable d’insuffler une nouvelle vie aux déchets technologiques. Tanya Davis, poétesse, musicienne et artiste de performance, nous offre un spoken word performatif écrit spécialement pour la soirée. Le duo Jordan Arseneault et Maxine Segalowitz, aka Peaches Lepage et Rodolfo, nous propose L’application Bohème, une œuvre qui rend hommage à l’amour tragique et la géolocalisation en chaleur, et où la musique de Puccini se mêle aux sonorités contemporaines « appliquées. » Sandy Bridges (le personnage de Lenore Claire Herrem), bimbo corporatiste, partage quelques astuces sur le processus de demande de subventions pour un projet numérique ! Betty Pomerleau et Dave Biddle présenteront une performance de réalité virtuelle mettant en vedette Clara Furey. Enfin, Virginie Jourdain nous surprendra en clôturant cette programmation de feu.

La soirée se termine avec un plancher de danse endiablée par le fabuleux DJ Tay!

*—–> SOUPE POPULAIRE <—–*
Avant d’assister à plusieurs courtes performances indisciplinées, un délicieux repas bio, local, sans gluten et végane sera servi à partir de 20 h. Cette soupe populaire préparée avec amour par les membres du Conseil d’administration du 303 supervisés par la coordonnatrice des services aux artistes à pour but de nourrir les artistes, renverser/questionner les dynamiques de pouvoir traditionnel et de faire encore une fois la démonstration qu’ensemble on peut accomplir de grandes choses! Apportez votre fourchette et vos contenants!


Alexis O’Hara est une artiste transdisciplinaire dont le travail comprend des éléments de cabaret, de musique pop, de créations orales, de comédie stand-up, de chant et d’électronique, de drag, de photographie et d’installation. L’éclectisme de son travail attire des programmateurs internationaux de différentes disciplines. Elle a présenté sa pratique en Écosse, en Autriche, au Mexique, en Allemagne, en Belgique, en France, en Angleterre, en Irlande, en Slovénie, en Australie, en Finlande, au Danemark, au Brésil, à Monaco, en Serbie, en Suisse, aux États-Unis et ailleurs au Canada. Elle vit et travaille à Montréal.

Andréane Leclerc s’intéresse à la scène performative, l’interdisciplinarité, la dramaturgie. Dans une démarche qui déconstruit le spectaculaire, elle cherche un corps-matière qui évolue dans la sensation plutôt que dans le sensationnalisme. Contorsionniste de formation (École nationale de cirque de Montréal, 2001), elle obtient en 2013 une maîtrise sur la dramaturgie de la prouesse au département de théâtre de l’UQAM. Elle fonde la compagnie Nadère arts vivants, afin de poursuivre sa pratique de recherche sur le corps. En plus de créer des pièces conceptuelles (Di(x)parue ; InSuccube ; Bath House ; Cherepaka ; Mange-Moi ; La Putain de Babylone ; Sang Bleu), elle continue d’interpréter pour divers projets internationaux. Andréane Leclerc développe une pratique pédagogique autour du mouvement et de l’amplitude de la colonne vertébrale inspirée de l’apprentissage de la technique de la contorsion et en juillet 2017, elle a participé à la création de Cirque OFF, un manifeste vivant pour la biodiversité du cirque montréalais au Studio 303.

Originaire de l’Abitibi, Audrée Juteau obtient son diplôme de LADMMI en 2003. Elle travaille avec plusieurs chorégraphes et compagnies tels Katie Ward, Deborah Dunn, Estelle Clareton, Aurélie Pedron et la Fondation Jean-Pierre Perreault (dans l’ultime tournée de Joe). En 2016, elle termine sa maîtrise en danse à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Audrée s’intéresse également à chorégraphie depuis 2008, d’abord au sein du groupe The Choreographers et développe davantage sa propre démarche chorégraphique depuis 2012. Audrée est récipiendaire le la bourse DanceWeb 2010 — ImPlusTanz (Autriche) octroyée par Jardin d’Europe et du prix David-Kilburn (2015). En 2018, Juteau met sur pied L’Annexe-A, un organisme de création et de soutien aux artistes.

Maintenant que le futur est perpétuellement imminent, mais techniquement impossible, et que toute promesse d’une expérience humaine radicale est sans cesse déjà fragmentée, Betty P et Davey B trouvent leur plaisir immédiat dans un présent médié. La (Réalité Virtuelle) est à la fois une incessante anticipation et une nostalgie maladroite.

Jacqueline van de Geer est née aux Pays-Bas et a immigré au Canada en 2005. Elle est titulaire d’un diplôme en arts visuels et en arts de la scène. Elle a grandi à Rotterdam, un endroit cicatrisé qui a été accidentellement bombardé à deux reprises au cours de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a appris à faire beaucoup de choses avec pratiquement rien. Elle travaille en Europe et au Canada en tant que performeuse et DJ théâtrale. Depuis son arrivée à Montréal, Jacqueline a commencé à écrire de courtes pièces de théâtre et à créer des œuvres bilingues en solo, non linéaires et quelque peu dada. Dans ses performances, elle aime se mettre au défi, ainsi que son public, de manière non invasive. Jacqueline espère créer un espace où les participants pourront s’ouvrir à une expérience collective : partager, échanger, être touché et parler. Son travail se concentre sur les questions d’intimité et de reconnexion. Cela se produit dans différents contextes, tels qu’une galerie, une chambre d’hôtel, un coin de hall, une tente ou un espace de spectacle extérieur. En offrant des possibilités de participation avec son public, le travail reste vivant. Elle est ravie de faire partie de la communauté artistique éclectique de Montréal, qui l’a généreusement accueillie depuis son grand déménagement outre-Atlantique.

Artiste gai bilingue d’origine acadienne (en partie), Jordan Arseneault est actif sur la scène indépendante de la performance à Montréal depuis 2008. Il utilise le chant, le conte, le violoncelle, le drag, l’humour et le mouvement dans son œuvre scénique, souvent basée sur l’improvisation. Il développe depuis 2010 l’atelier de pratique socialement engagée Fear Drag dans lequel il explore, tout comme dans sa création performative, les enjeux tels que la criminalisation, la stigmatisation, la santé mentale, le VIH/sida, la toxicomanie, le biculturalisme, le traumatisme hérité, l’allosexualité (queerness) et la communauté en soi. Il était artiste en résidence au Studio 303 en 2015-16.

Le travail de Kofi Oduro consiste à observer le monde qui nous entoure et à le mettre en morceaux que d’autres peuvent raconter ou avec lesquels ils ne sont pas d’accord. À travers les médiums de la poésie, le codage créatif et la vidéo, il tente de mettre en lumière le domaine de la performance humaine et de la mentalité sous différentes pressions et scénarios. Ces scénarios peuvent être décrits comme des problèmes de société, internes ou même biologiques auxquels l’humanité est régulièrement confrontée. En ajoutant de la musique et des éléments visuels, cela aide à magnifier la sensation de ce que l’on peut ressentir et à remarquer les petites subtilités qui les rendent humains.

Lenore Harrem est Sandy Bridges, une femme autodidacte qui incite son entourage à surmonter toutes les difficultés de tous les horizons en empruntant la voie la plus simple possible. Que ce soit en partageant la bonne parole avec les retombées économiques ou en offrant des opportunités de croissance et d’expériences enrichissantes, Sandy à la réponse à toutes vos questions.

Maxine Segalowitz est une artiste émergente juive et queer en danse et basée à Tio’tia: ke, communément appelée Montréal. Depuis l’obtention de son baccalauréat en danse contemporaine à l’Université Concordia, elle n’a cessé de se perfectionner comme interprète, animatrice, chorégraphe et, récemment, avec Francine Côté, comme clown! En tant qu’interprète en danse, elle a travaillé avec Karen Fennell, Ingrid Bachmann, Corpus Dance, et plus récemment Seripop et Helen Simard. Avec sa collaboratrice créative Phoebe Heintzman Hope, Maxine a coanimé la série d’ateliers The Pleasure Model, sur la voix, le mouvement et la chorégraphie. En tant que créatrice, elle poursuit ses recherches sur SEXPECTATIONS, une pièce qui met en évidence les comparaisons entre la clientèle des clubs de danseuses et les auditoires théâtraux.

Natalie-Zoey Gauld n’a jamais lâché la danse. Elle danse et a dansé avec les chorégraphes Marie Béland, Deborah Dunn, Johanna Bundon et Bee Pallomina, Jacques Poulin-Denis, Andrew Tay et Dean Makarenko entre autres. Entre 2005 et 2011, Zoey a participé à des projets de création, spectacles et tournées avec la compagnie de danse-théâtre Pigeons International. En 2010, elle est récipiendaire d’une bourse du Conseil des Arts du Canada pour étudier au festival Impulstanz à Vienne en Autriche. Zoey est titulaire de l’AEC Formateur en danse contemporaine de l’École de Danse Contemporaine de Montréal et est actuellement étudiante à la maîtrise à l’Université de Québec à Montréal. Zoey est aussi créatrice de petites chorégraphies qu’elle présente parfois en publique.

Tanya Davis est une poète, musicienne et performeuse basée à Tiohtià: ke/Montréal. Elle a 4 albums et 2 livres, dont un livre relié par HarperCollins du très populaire vidéopoème How to be Alone, en collaboration avec Andrea Dorfman. Tanya est une ancienne poétesse lauréate de Halifax et était l’artiste en résidence 2016 de la faculté de médecine de l’Université Dalhousie. Elle explore actuellement de nouvelles façons de fusionner musique et poésie tout en apprenant la batterie et en travaillant sur un livre sur l’union.


Informations relatives à l’accessibilité à La Sala Rossa